Charles-Henri Tachon

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Charles-Henri Tachon (1972), diplômé de l’école d’architecture Paris-Tolbiac en 1996, de l’école polytechnique fédérale de Lausanne en 1994/1995. Architecte indépendant au sein de l’atelier Excelsior, créé en 1996. Chargé de TD à l’école d’architecture de la Ville et des Territoires (Marne-La-Vallée) en 2001.

 

2002
Saint-Martin-en-Bresse (71). Etude de définition.
Lessard-le-Nartional (71). Etude de définition.
Réhabilitation et extension d’un Club de sport, Mercurey (71). Livraison octobre 2002. En collaboration avec Yves Grandperret, architecte.

 

2001

Réhabilitation d’une grange en "Espace jeunes" et salles de réunion. Fontaines (71)

 

2000
Concours “Appel aux Jeunes Architectes” de la ville de Paris, 6e Session 25 logements villa moderne, Paris 14e.
Requalification de la rue des Cèdres, Mercurey (71).
Intervenant au Rendez-vous de l’Architecture 2000, “La campagne, territoire sans avis, sans envie ?”.

 

1999
Projet d’une grange pour un viticulteur, Mercurey (71).

 

1997
Article dans Le Visiteur n° 3, “Mon village en l’an 2000”.

« Par petites touches, il serait possible de réintroduire la pratique du projet au travers d’interventions habituellement négligées…»

À l’école d’architecture Paris-Tolbiac, ses enseignants s’appellent Pierre-Louis Faloci (qui a su lui montrer “le bon coté de l’architecture“ et avec qui il collabore pendant ses études) ou encore Alexandre Chemetoff pour lequel il travaille ensuite pendant un an, au Bureau des Paysages.

Depuis, Charles-Henri Tachon a choisi délibérément de développer son activité en Bourgogne,
à Mercurey d’où il est originaire. Il répartit alors son temps entre la province et la capitale où il partage un atelier avec d’autres jeunes architectes.
Travailler sur des territoires hors de la grande ville, redonner une identité à des sites modestes en recréant des lieux de vie et d’échanges, caractérise sa démarche toute en simplicité. La grande architecture n’est pas nécessairement celle qui se voit, celle dont on parle et la micro-échelle représente un enjeu très fort car elle est omniprésente sur l’ensemble du territoire (bien que souvent ignorée ou maltraitée).
Hormis un travail sensible sur la matière, les matériaux, sa démarche passe par la reconsidération préalable de ce qui existe et des potentialités à développer : la remise en valeur d’une rue, la construction d’une grange, un club de sport…

Le tout sans ostentation, sans suréquipement inutile, phénomène pourtant fréquent aujourd’hui et pour lequel il s’interroge et s’inquiète.

Même minimale, une intervention peut être radicale et apporter une réelle qualité aux espaces extérieurs, publics ou privés. L’architecture peut et doit agir comme leur révélateur. Echelles d’entre-deux, architectures d’interstices, paysages de convergences, ce ne sont pas les éléments eux-mêmes, mais leur juxtaposition et leur cohabitation qui motivent la réflexion de Charles-Henri Tachon, même s’il avoue que pour faire simple et s’immiscer sans bousculer, il faut parfois se battre et savoir convaincre pour prendre le parti de la modestie.

 

Charles-Henri Tachon
Atelier Excelsior 55, rue du faubourg St-Denis, 75010 PARIS
Tel. / fax : 01.40.22.04.42 / 01.40.22.04.84
Rue du champ Ladoit, 71640 Mercurey
Tel. : 03.85.45.18.01
Email : chh.tachon@free.fr

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Projet de grange pour un viticulteur Mercurey (71), 1999

L’architecture peut redéfinir les espaces extérieurs et agir comme un transformateur inexorable du paysage. La nouvelle grange vient, en symétrie de celle existante, compléter un dispositif de bâtiments hétéroclites et réorganise l’ensemble de la composition en favorisant l’emergence de nouveaux espaces extérieurs. Un bardage de lames en fibrociment permet de faire entrer et jouer la lumière à l’intérieur du bâtiment.

Maître d’ouvrage privé.
Surface : 70 m2.
Montant des travaux : 26 000 euros HT.
Réalisation en attente.

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Réhabilitation d’une grange
en “Espace jeunes“ et salles de réunion Fontaines (71), 2002

Dans une vieille grange donnant sur la place du village, la commune de Fontaines a souhaité créer un lieu pour que les plus jeunes du village puissent se réunir. Faisant aujourd’hui dos à la place, le bâtiment doit se retourner pour accueillir sa nouvelle fonction. La problématique du projet consiste à créer une série d’ouvertures dans un mur aveugle en maçonnerie de pierre. Le projet s’articule alors autour d’un unique détail constructif: la mise en œuvre de linteaux et jambages en bois massif intégrant l’huisserie de la porte fenêtre. Ce système permet de conserver l’aspect actuel des murs en pierre sans autre finition.

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Extension d’un club de sport
Mercurey (71), 2002

Les nouveaux vestiaires du club sportif
reprennent le gabarit du bâtiment existant avec lequel ils entrent en résonance. Le choix de la couleur rouge pour la nouvelle façade permet d’offrir au site une nouvelle cohérence d’ensemble entre l’ancien bâtiment et le nouveau.
- créer l’horizontalité : terrasse, espaces extérieurs praticables ;
- positionner un nouveau bâtiment ;
- établir une relation avec l’existant : le nouveau   bâtiment reprend un gabarit homothétique   à celui existant.
Léger glissement, et création d’une dualité par 
l’utilisation de deux couleurs (kaki : existant, rouge : extension).

En collaboration avec Yves Grandperret, architecte.

Maître d’ouvrage : Commune de Mercurey.
Surface : 200 m2
Montant des travaux : 284 000 euros HT (aménagements extérieurs compris).
Livraison : octobre 2002.

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Étude de définition
Lessard-le-National (71), 2002

Le projet propose de créer des liens sensibles entre les bâtiments communaux et de les rassembler au sein d’un vaste parc ou les espaces extérieurs de chacun des bâtiments viendraient se compléter mutuellement.
Un jeu simple de plantations et d’allées piétonnes réorganise les parcelles en les rendant plus lisibles, de sorte que chaque lieu puisse recevoir une fonction qui le caractérise.
Une allée principale, le long de la rue de la Mairie, relie tous les bâtiments ;
les plantations de vergers, de haies champêtres créent de nouveaux espaces, sélectionnent les vues, referment des cours, prolongent des perspectives.

Quelques arbres de haute tige aux essences choisies sont plantés dans des lieux précis ;
ils deviendront, dans quelques dizaine d’années, des points de repère dans le paysage, resituant le parc communal sur l’ensemble du territoire.

Maître d’ouvrage : Lessard-le-National.

Les lauréats de la même année